THÈSE DE DOCTORAT
Bujumbura connaît une explosion de sa population due principalement à l’exode rural. Doublé de l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre des politiques de l’habitat et de l'aménagement urbain adéquates, il provoque l’apparition de quartiers « spontanés » dans des zones périphériques de la ville, écologiquement fragiles. Ce développement anarchique et le réchauffement climatique conduisent à la multiplication de catastrophes dites « naturelles » dans ces zones. Or les mesures prises par les acteurs publics en matière de prévention, de protection des risques ne paraissent pas en mesure d’apporter une réponse satisfaisante. S’inscrivant dans une logique socio-écologique et politique sensible à replacer l’analyse des catastrophes au cœur des interactions entre les systèmes humains, ici urbains, et l’environnement, le projet promeut une approche interdisciplinaire (socio-anthropologie, géographie et architecture) et co-créative de cette problématique, faisant travailler ensemble les chercheur·es et les acteurs concernés à l'expérimentation de stratégies résilientes élaborées à partir des savoirs et savoir-faire des habitants eux-mêmes.