Pratiques artistiques et militantes pour une autre cohabitation avec le vivant autour de lieux à défendre : protocoles, outils et échos avec les humanités environnementales
À l’intersection de l’art et de l’activisme, des initiatives voient le jour dans les interstices et les ruines du capitalisme, pour défendre des territoires et leurs habitants – humains et non-humains, animaux, végétaux ou autres. Dans l’urgence de la catastrophe écologique et sociale, ces expérimentations art-activistes prennent le temps de ralentir, de fabriquer d’autres modes de cohabitation, mais aussi d’autres modes de travail, d’autres modes de production de connaissance. Cette recherche s’intéresse aux expérimentations de différents sites en lutte, aux protocoles, gestes, outils, hautement réflexifs et politisés qu’y sont mis en place. Une série d’enquêtes co-ethnographiques visera à identifier et à interpréter ces protocoles, et à explorer les échos et emprunts réciproques entre ces expérimentations de terrain et des travaux théoriques et programmatiques des humanités environnementales.