02 avril 2026
12h-14h

UCLouvain Saint-Louis Bruxelles
Boulevard du Jardin botanique 43
1000 Bruxelles
Belgique

Le travail migrant, l’autre délocalisation. Présentation du livre de Daniel Veron (Université de Caen et membre du laboratoire Espaces et sociétés (ESO)

Mini-cycle de séminaires « Migrations en débat : actualité des recherches critiques » 

 

Chaque séance est consacrée à un livre, discuté avec son ou ses auteur·es et un·e acteur·rice engagé·e du monde associatif, militant, juridique ou social, pour croiser les savoirs et les expériences de chacun.e.

 

Livre. Daniel Veron

? UCLouvain Saint-Louis - Bruxelles 
(Salle du Conseil, boulevard du Jardin botanique 43, 4ème étage)

QUAND ? Jeudi 2 avril 2026 (12h - 14h)

INSCRIPTION ? Cliquez sur le lien du formulaire

(La Dispute, 2024) – 2 avril 2026 – Salle du Conseil – 12h-14h

 

Intervenant : Daniel Veron — Maître de conférences en sociologie à l'université de Caen et membre du laboratoire Espaces et sociétés (ESO). Chercheur associé du Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET) et à l'Institut Convergences Migrations (ICM).

Discutant : Pietro Tosi, ancien coordinateur du groupe des travailleurs avec et sans-papiers de la CSC. Membre du centre national des employés (CNE).


 

Alors que les lois anti-immigration s’empilent, durcissant chaque fois un peu plus les conditions des travailleur·ses migrant·es, la main-d’œuvre étrangère s’avère pourtant toujours aussi indispensable dans de nombreux secteurs (BTP, restauration, nettoyage, travail à domicile, etc.). Le recours à ce « travail migrant » se fait au travers d’une variété de statuts, légaux ou non, qui permettent la mise au travail des personnes migrantes dans des conditions moins favorables et plus intensives que celles qui ont cours sur le marché du travail français. Travailleurs et travailleuses « sans-papiers », « temporaires » ou « détaché·es » : le recours au travail migrant apparaît bien comme une modalité particulière de mise en œuvre d’une forme de « délocalisation », à ceci près qu’elle s’exerce « sur place ». Daniel Veron montre comment cette surexploitation des travailleur·ses migrant·es s’affirme comme l’un des outils cruciaux d’une dégradation générale des conditions de travail. Dès lors, le seul horizon pour déjouer la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail ne peut passer que par la lutte pour l’égalité des droits de toutes et tous.

Infos : https://ladispute.fr/catalogue/le-travail-migrant-lautre-delocalisation/

 

affiche daniel veron