Atelier d'écriture

Cet atelier s’adresse à des doctorant·e·s, post-doctorant·e·s et chercheur·e·s confirmé·e·s pour qui cela fait sens de concevoir le travail d’écriture et de traitement des données comme une expérimentation où il s’agit de faire importer les faits rencontrés, d’aviver leur singularité et de détecter la part irréductible, évènementielle et insistante du terrain observé. Il s’inscrit dans une démarche mélioriste : la description faite par les chercheur·e·s est censée, au final, ajouter de la valeur à la réalité décrite, non pas dans le sens où il s’agirait d’accepter de façon béate et crédule cette réalité, mais dans le sens où la description minutieuse, critique et inventive qui en est faite donnerait des nouvelles prises pour s’y engager. C’est pourquoi il faut expérimenter l’écriture, apprendre à y trouver une certaine souplesse tant cérébrale que sensitive, bien avant l’année finale de la thèse. 

Concrètement, l’expérimentation consiste en une mise en discussion d’exercices d’écriture réalisée à partir de livres des sciences humaines et sociales ou d'enquêtes restituées dans un format expérimental (cartographies sensibles, autobiographies, bds,...). Les propositions contenues dans ces livres sont explorées et mises à l’épreuve des terrains de thèse : qu’est-ce que cela fait à la thèse ou autre texte en cours de rédaction, de le revisiter sous l’angle de telle ou telle proposition ? Comment ce concept précis contenu dans le livre change-t-il le regard posé sur le terrain ? Qu’est-ce que la critique formulée par l’auteur·e ouvre comme pistes pour recadrer les faits ? Ces brefs exercices sont faits en amont de la séance, et soumis à l’exploration collective pendant la séance. En outre, le séminaire consiste en de simples séances de discussion sur les données empiriques « récoltées » ou sur les textes rédigés par les participant·e·s de l'atelier.

Les années précédentes, nous avons revisité la pratique de l’écriture au regard des écrits de : David Lapoujade, Nastassja Martin, Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin (2022-’23); de Rachel Carson, Peter Sloterdijk, Aldo Léopold, Carlo Ginzburg et Max Liboiron (2023-’24); de William Cronon, Vinciane Despret, Ursula Le Guin et Raphaëlle Guidée (2024-25). Cette année, nous élaborerons des exercices à partir des écrits de William James, Caroline Lamarche, Bruno Latour, Inès Leraud et Georges Marcuse, entre autres. 

 

En voici le calendrier pour l’année 2026 - 2027 (toutes les séances se déroulent à la Salle du Conseil, 2ème étage, bâtiment 43) : 

  • le vendredi 25 septembre 2026 (14h - 17h) : B.Latour lecture «  Pourquoi la critique est-elle à bout de carburant?"
  • le vendredi 23 octobre 2026 (14h - 17h) : B. Latour écriture «  Pourquoi la critique est-elle à bout de carburant? "
  • le vendredi 27 novembre 2026 (14h - 17h) : à déterminer 
  • le vendredi 22 Janvier 2027 (14h - 17h)
  • le jeudi 25 février 2027 (14h - 17h)
  • le jeudi 25 mars 2027 (14h - 17h) 
  • le jeudi 16 avril 2027 (14h - 17h)
  • le vendredi 13 mai 2026 (14h - 17h)

 

Pour toute autre information, veuillez prendre contact avec Ariane d'Hoop & Benedikte Zitouni